Parler.
Rendre aux mots leur liberté originelle. Fendre l’ovale chrysalide veinée des lumières finissantes pour restituer au présent
le pouvoir d’occulter passé et futur.
La vibration des mots échappés peut alors s’allonger sur l’épiderme iridescent afin d’y cristalliser l’image du temps, celui
si glissant des rêveries martyres, celui à qui pourtant rien ne résiste.
Il est difficile de dénouer les lacets d’un destin milles fois soufflé, alors il faut accepter la promenade au
cœur du silence, y percevoir l’essence de son vertige chuchoté et par la poussière d’argent qui s’y dépose, mouler des lettres aussi légères que farouche.
Par Darien Viten
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L’important c’est de courir d’imprécisions en gestes éventés
et d’éviter ainsi l’escalade des percussions sordides.
Par Darien Viten
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Tout comme l'indique sa présentation, "Sur le feel" est un blog de mots, de couleurs et d'émotions (auquel je participe sporadiquement). Je
ne ferais que présenter ici la philosophie de ce blog, écrite par sa principale créatrice, votre hôte Lunescence (alias Virginia Maen):
Bonjour, et bienvenue sur mon blog. Dans un monde où règne un matérialisme sans borne, où la technologie a pris le pas
sur les relations humaines, où l’argent remplace le bonheur. Je voulais créer un espace d’expression, un espace qui fasse place avant tout à l’émotion. Car qu’est-ce que la vie, sinon une
multitude d’expériences et de ressentis? N’est-ce pas cela vivre? Sentir ce cœur qui se débat en nous pour nous rappeler son existence et sa fragilité? Ce blog se veut sans prétention. Si je
réussis à vous esquisser un sourire, une larme ou un frisson, alors je serai comblée. Et cette émotion, c’est à travers l’art que je souhaite la partager avec vous. L’art des mots comme celui des
images : parfois un texte, un poème, une photo, un tableau ou même une musique qui auront accroché mon attention. Alors, encore une fois, bienvenue chez vous. De l’autre côté du miroir.
Celui où l’on se regarde en face pour ressentir chaque vibration.
N’hésitez pas à partager vos vibrations. Qu’est-ce que ces mots ou images vous ont évoqué? Ne l’oubliez pas, l’art ne
fait que nous renvoyer le reflet de ce que nous sommes. À chacun son interprétation, son expérience.
Un blog pour lequel j'ai eu un grand plaisir à créer la bannière. Je vous conseille donc d'effleurer ses mots à fleur de peau dont la délicatesse, j'en suis certain, ne laissera personne
insensible.
Par Darien Viten
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Il s’étrangle de la moiteur au dehors. Non pas celle d’un brouillard laconique abreuvé de ces humeurs estivales, mais plutôt
celle qui est presque bleue lorsque la soirée glaciale écoule l’extrémité de nos membres.
Ces nœuds que mordent nos lèvres impalpables vomissant des mirages en jour coulant.
La pluie.
Le squelette d’une buée qui, même si elle n’est pas morte, n’a pas encore la force d’épanouir la fragilité de ses
jointures.
La pluie.
L’opaque étouffant d’un arbre baignant la grisaille extérieure.
La pluie.
Encore et toujours.
Les filets de mélancolie prisonniers du temps imbibé de boue.
Un vieillard prostré sous le poids des crasseuses rides bétonnées.
L’air lourd renverse l’écoeurant sablier de sa sueur, chaque flèche de pluie traverse un peu plus mon tangible et chaque halo
s’évanouissant me rapproche de mon ombre.
Je ne sais plus où je suis, il me semble traîner mon entaille transit au ras d’un sol poisseux, à serpenter dans les
interstices momifiées d’hémorragie.
J’y ai perdu l’immatériel des fièvres illuminées comme on crache sa blessure, sous les clous aqueux d’une voûte pressée
d’embrasser la plaie.
Par Darien Viten
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A la corne de son âge indéfinissable
lorsque s’effrite le lichen
Par Darien Viten
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La solitude a de bon que chaque instant s’étire à l’infini. Les sons peuvent avoir la magie d’envelopper le fœtus de nos
réflexions, aussi aisément qu’un soir d’hiver.
La pluie qui crépite sur une vitre, la sourde colère des automobiles au loin ou encore le goutte à goutte d’un robinet mal
refermé.
C’est comme si l’au-delà cherchait à nous communiquer l’absolu d’une vérité, imperceptible pour ceux qui la couvre trop
souvent de leur rire.
Les fausses secondes de ces gouttes résonnent alors en passage mi-ombre mi-lumière afin de ne pas nous semer, afin de nous
offrir la liberté, l’accouchement providentiel de l’informe nouveau-né. Et puis l’on pourrait étreindre cette masse sombre avec tout l’amour et le désespoir de jeunes parents.
Les gouttes qui s’échappent de cette artère inoxydable ne laisseront finalement d’auréoles qu’au fond de l’âme douloureuse du
rêveur esseulé. Car lui aussi s’écoule en filet d’ecchymose, sans jamais épancher l’aride fusionnelle de ses racines (lambeaux d’humanité pris au plus profond des soifs
collectives).
Oui, il y a des sons anodins à l’ombre meurtrière lorsque l’isolation se fait tentatrice impérieuse.
Par Darien Viten
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L’histoire d’un amour si léger, si doux, mais qui se meurt au fil des pages. L’histoire d’un cœur qui se consume peu à peu, entraînant avec lui
le lecteur qu’il prend pour témoin.
La solitude, le doute, la souffrance, la colère, puis las, le désir d’oublier et enfin le pardon parsèment les pages de ce
recueil. Ces textes nous montrent que la rupture est un long parcours seul dans l’ombre et qu’elle peut être très destructrice. Nous y retrouvons aussi une métaphore du temps qui passe et qui
aide à effacer les souvenirs douloureux. Mais si à la fin, l’auteur semble s’être libéré de son amour perdu, ce n’est qu’au dépend de sa vie. Cette rupture l’a usé, délavé, consumé jusqu’au bout.
C’est un pardon à bouts de force qu’il se permet d’offrir, comme par résignation.
Une mince étincelle parvient à percer les cendres de son cœur, mais la flamme semble en être éteinte à jamais.
Format PDF en téléchargement gratuit ici
Par Darien Viten
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As-tu oublié l’arc des surfaces
Qui germe à toute mère des océans
A l’écho des vallées
Qu’une cornée cyclopéenne
En plein cœur
M’a recroquevillé jusqu’au fond de l’âme
Quand s’ouvre la tiédeur de l’impalpable
Peux-tu voir l’indélébile qui n’existe déjà plus
J’ai l’abrupte en transhumance
L’incarnation des fadeurs
Défiant la fièvre des équilibres frileux
J’ai le vertige suturé à mon ombre
L’entendras-tu s’étreindre
Là ou commence l’osmose
Au milieu des glyphes
Leur souffle me parle de fêlures
Par lesquelles s’égrènent
Des morceaux d’ailes
Et puis
Parce qu’il faut toujours quelque chose
Un jour de moins s’égoutte
Où tout n’est plus rien
Par Darien Viten
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Un soupir venu du nord
Par le jour endeuillé
Est venu voler une vie
A chacun de mes pas
Une fièvre grise
Susurre la bourbe
Aux feuilles d’automne
Clouées aux tempes
Des rumeurs déjà givrantes
Non
Plus rien ne me cisèle
Si ce n’est la brume
Rien que n’oublie le gel en trace apprivoisée
J’ai l’anthrax au bout des veines
A la nervure le zèle cataleptique
Envase mes poings
Et leur mélodie lustrée d’onction
Ma cicatrice
Opaline
Il faut haïr sa liberté
De ne vouloir frémir
Qu’à la surface d’une mare promise
A peine plus vide
Que nos traces
Laissées
Au cœur de la scène
Par Darien Viten
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