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Vendredi 25 juillet 2008

Parler.

Rendre aux mots leur liberté originelle. Fendre l’ovale chrysalide veinée des lumières finissantes pour restituer au présent le pouvoir d’occulter passé et futur.

La vibration des mots échappés peut alors s’allonger sur l’épiderme iridescent afin d’y cristalliser l’image du temps, celui si glissant des rêveries martyres, celui à qui pourtant rien ne résiste.

Il est difficile de dénouer les lacets d’un destin milles fois soufflé, alors il faut accepter la promenade au cœur du silence, y percevoir l’essence de son vertige chuchoté et par la poussière d’argent qui s’y dépose, mouler des lettres aussi légères que farouche.



Par Darien Viten - Publié dans : Mots libres - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 20 juillet 2008

L’important c’est de courir d’imprécisions en gestes éventés

et d’éviter ainsi l’escalade des percussions sordides.



Par Darien Viten - Publié dans : Citations - Communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 14 juillet 2008


T
out comme l'indique sa présentation, "Sur le feel" est un blog de mots, de couleurs et d'émotions (auquel je participe sporadiquement). Je ne ferais que présenter ici la philosophie de ce blog, écrite par sa principale créatrice, votre hôte Lunescence (alias Virginia Maen):

Bonjour, et bienvenue sur mon blog. Dans un monde où règne un matérialisme sans borne, où la technologie a pris le pas sur les relations humaines, où l’argent remplace le bonheur. Je voulais créer un espace d’expression, un espace qui fasse place avant tout à l’émotion. Car qu’est-ce que la vie, sinon une multitude d’expériences et de ressentis? N’est-ce pas cela vivre? Sentir ce cœur qui se débat en nous pour nous rappeler son existence et sa fragilité? Ce blog se veut sans prétention. Si je réussis à vous esquisser un sourire, une larme ou un frisson, alors je serai comblée. Et cette émotion, c’est à travers l’art que je souhaite la partager avec vous. L’art des mots comme celui des images : parfois un texte, un poème, une photo, un tableau ou même une musique qui auront accroché mon attention. Alors, encore une fois, bienvenue chez vous. De l’autre côté du miroir. Celui où l’on se regarde en face pour ressentir chaque vibration.

 

N’hésitez pas à partager vos vibrations. Qu’est-ce que ces mots ou images vous ont évoqué? Ne l’oubliez pas, l’art ne fait que nous renvoyer le reflet de ce que nous sommes. À chacun son interprétation, son expérience.


Un blog pour lequel j'ai eu un grand plaisir à créer la bannière. Je vous conseille donc d'effleurer ses mots à fleur de peau dont la délicatesse, j'en suis certain, ne laissera personne insensible.


Par Darien Viten - Publié dans : Nouvelles
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Jeudi 10 juillet 2008



Il s’étrangle de la moiteur au dehors. Non pas celle d’un brouillard laconique abreuvé de ces humeurs estivales, mais plutôt celle qui est presque bleue lorsque la soirée glaciale écoule l’extrémité de nos membres.

Ces nœuds que mordent nos lèvres impalpables vomissant des mirages en jour coulant.

 

La pluie.

 

Le squelette d’une buée qui, même si elle n’est pas morte, n’a pas encore la force d’épanouir la fragilité de ses jointures.

La pluie.

L’opaque étouffant d’un arbre baignant la grisaille extérieure.

La pluie.

Encore et toujours.

Les filets de mélancolie prisonniers du temps imbibé de boue.

Un vieillard prostré sous le poids des crasseuses rides bétonnées.

 

L’air lourd renverse l’écoeurant sablier de sa sueur, chaque flèche de pluie traverse un peu plus mon tangible et chaque halo s’évanouissant me rapproche de mon ombre.

 

Je ne sais plus où je suis, il me semble traîner mon entaille transit au ras d’un sol poisseux, à serpenter dans les interstices momifiées d’hémorragie.

 

J’y ai perdu l’immatériel des fièvres illuminées comme on crache sa blessure, sous les clous aqueux d’une voûte pressée d’embrasser la plaie.

 

Par Darien Viten - Publié dans : Mots libres - Communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 7 juillet 2008


A la corne de son âge indéfinissable

lorsque s’effrite le lichen


 


Par Darien Viten - Publié dans : Citations - Communauté : Poésie contemporaine
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Jeudi 3 juillet 2008



La solitude a de bon que chaque instant s’étire à l’infini. Les sons peuvent avoir la magie d’envelopper le fœtus de nos réflexions, aussi aisément qu’un soir d’hiver.

 

La pluie qui crépite sur une vitre, la sourde colère des automobiles au loin ou encore le goutte à goutte d’un robinet mal refermé.

C’est comme si l’au-delà cherchait à nous communiquer l’absolu d’une vérité, imperceptible pour ceux qui la couvre trop souvent de leur rire.

 

Les fausses secondes de ces gouttes résonnent alors en passage mi-ombre mi-lumière afin de ne pas nous semer, afin de nous offrir la liberté, l’accouchement providentiel de l’informe nouveau-né. Et puis l’on pourrait étreindre cette masse sombre avec tout l’amour et le désespoir de jeunes parents.

 

Les gouttes qui s’échappent de cette artère inoxydable ne laisseront finalement d’auréoles qu’au fond de l’âme douloureuse du rêveur esseulé. Car lui aussi s’écoule en filet d’ecchymose, sans jamais épancher l’aride fusionnelle de ses racines (lambeaux d’humanité pris au plus profond des soifs collectives).

 

Oui, il y a des sons anodins à l’ombre meurtrière lorsque l’isolation se fait tentatrice impérieuse.

 

Par Darien Viten - Publié dans : Mots libres - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 29 juin 2008

 



L’histoire d’un amour si léger, si doux, mais qui se meurt au fil des pages. L’histoire d’un cœur qui se consume peu à peu, entraînant avec lui le lecteur qu’il prend pour témoin.


La solitude,  le doute, la souffrance, la colère, puis las, le désir d’oublier et enfin le pardon parsèment les pages de ce recueil. Ces textes nous montrent que la rupture est un long parcours seul dans l’ombre et qu’elle peut être très destructrice. Nous y retrouvons aussi une métaphore du temps qui passe et qui aide à effacer les souvenirs douloureux. Mais si à la fin, l’auteur semble s’être libéré de son amour perdu, ce n’est qu’au dépend de sa vie. Cette rupture l’a usé, délavé, consumé jusqu’au bout. C’est un pardon à bouts de force qu’il se permet d’offrir, comme par résignation.


Une mince étincelle parvient à percer les cendres de son cœur, mais la flamme semble en être éteinte à jamais.


Format PDF en téléchargement gratuit ici

 


Par Darien Viten - Publié dans : Recueils
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Dimanche 6 avril 2008



As-tu oublié l’arc des surfaces

Qui germe à toute mère des océans

A l’écho des vallées

Qu’une cornée cyclopéenne

En plein cœur

M’a recroquevillé jusqu’au fond de l’âme

 

Quand s’ouvre la tiédeur de l’impalpable

Peux-tu voir l’indélébile qui n’existe déjà plus

 

J’ai l’abrupte en transhumance

L’incarnation des fadeurs

Défiant la fièvre des équilibres frileux

 

J’ai le vertige suturé à mon ombre

L’entendras-tu s’étreindre

Là ou commence l’osmose

Au milieu des glyphes

 

Leur souffle me parle de fêlures

Par lesquelles s’égrènent

Des morceaux d’ailes

 

Et puis

Parce qu’il faut toujours quelque chose

Un jour de moins s’égoutte

Où tout n’est plus rien

 

Par Darien Viten - Publié dans : Textes poétiques
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Mercredi 24 octobre 2007
 

Un soupir venu du nord

Par le jour endeuillé

Est venu voler une vie

A chacun de mes pas

 

Une fièvre grise

Susurre la bourbe

Aux feuilles d’automne

Clouées aux tempes

Des rumeurs déjà givrantes

 

Non

Plus rien ne me cisèle

Si ce n’est la brume

Rien que n’oublie le gel en trace apprivoisée

 

J’ai l’anthrax au bout des veines

A la nervure le zèle cataleptique

Envase mes poings

Et leur mélodie lustrée d’onction

Ma cicatrice

Opaline

 

Il faut haïr sa liberté

De ne vouloir frémir

Qu’à la surface d’une mare promise

A peine plus vide

Que nos traces

Laissées

Au cœur de la scène

Par Darien Viten - Publié dans : Textes poétiques
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Samedi 29 septembre 2007

Vous pourrez maintenant partager mon univers sur le site principal de Fêlures Intimes.

Vous y retrouverez des textes poétiques évidemment, ainsi que quelques créations d'images. Vous pourrez également retrouver des textes de poètes dont j'apprécie particulièrement l'écriture et qui ont accepté de partager leurs créations.

N'hésitez surtout pas à laissez vos commentaires ou suggestions qui seront grandement appréciés.

A bientôt.



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Par Darien Viten - Publié dans : Nouvelles
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