As-tu oublié l’arc des surfaces
Qui germe à toute mère des océans
A l’écho des vallées
Qu’une cornée cyclopéenne
En plein cœur
M’a recroquevillé jusqu’au fond de l’âme
Quand s’ouvre la tiédeur de l’impalpable
Peux-tu voir l’indélébile qui n’existe déjà plus
J’ai l’abrupte en transhumance
L’incarnation des fadeurs
Défiant la fièvre des équilibres frileux
J’ai le vertige suturé à mon ombre
L’entendras-tu s’étreindre
Là ou commence l’osmose
Au milieu des glyphes
Leur souffle me parle de fêlures
Par lesquelles s’égrènent
Des morceaux d’ailes
Et puis
Parce qu’il faut toujours quelque chose
Un jour de moins s’égoutte
Où tout n’est plus rien
par Darien Viten
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Un soupir venu du nord
Par le jour endeuillé
Est venu voler une vie
A chacun de mes pas
Une fièvre grise
Susurre la bourbe
Aux feuilles d’automne
Clouées aux tempes
Des rumeurs déjà givrantes
Non
Plus rien ne me cisèle
Si ce n’est la brume
Rien que n’oublie le gel en trace apprivoisée
J’ai l’anthrax au bout des veines
A la nervure le zèle cataleptique
Envase mes poings
Et leur mélodie lustrée d’onction
Ma cicatrice
Opaline
Il faut haïr sa liberté
De ne vouloir frémir
Qu’à la surface d’une mare promise
A peine plus vide
Que nos traces
Laissées
Au cœur de la scène
par Darien Viten
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Jolie ballerine, l’épine et ma paume
Ta main de verre est ma ruine
Le prisme s’est étouffé
A l’ondoyance de tes rosées hyalines
Au ravage des cloches
Aux paupières lourdes des parfums de violettes
Un papillon a pénétré ma chair
Jolie ballerine, l’épine et ma paume
Le cristal terrasse l’ardeur
Et si je m’endormais au moelleux de ta désolation
Pour creuser l’alcôve étincelant de notre éternité
Ma danseuse le monde s’étend au contour de tes doigts frêles
Il se noie d’amour à ton océan de glace
Jolie ballerine, l’épine et ma paume
Ta main de verre est ma ruine
Et tes larmes hantent encore mes hurlements
par Darien Viten
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Mercredi 19 septembre 2007

A l’heure voilée où l’esprit s’apaise et s’ouvre à la plénitude des rêves, où le monde se gorge de sang, le sommeil peut être une chimère insaisissable.
Le puit boueux de l’attente engloutit les vestiges coagulés des lueurs. L’espace se stigmatise de la danse du
réel fantomatique. A la lumière cireuse des angoisses, l’ombre que projette leur orgie se matérialise peu à peu en cortège de décombre.
Ce n’est rien, juste une transcendance des névroses qui nous déleste de l’appétit des raisons, le regard piqué
de haine.
Un soupir offert au silence, un soupir comme une oraison, et la chair dépouillée rejoint l’étau froid du
délire.
Dans l’attente d’une aube déchirant son emprise.


par Darien Viten
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Dimanche 16 septembre 2007
Voici donc la création de la partie blog, et donc plus intéractive, de "Fêlures Intimes" dont le site devrait être en ligne sous peu s'il ne l'est pas
déjà.
Chaque fêlures viendra consolider cet univers que je vous souhaite inspirant.
Bienvenue.
par Darien Viten
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