Un soupir venu du nord
Par le jour endeuillé
Est venu voler une vie
A chacun de mes pas
Une fièvre grise
Susurre la bourbe
Aux feuilles d’automne
Clouées aux tempes
Des rumeurs déjà givrantes
Non
Plus rien ne me cisèle
Si ce n’est la brume
Rien que n’oublie le gel en trace apprivoisée
J’ai l’anthrax au bout des veines
A la nervure le zèle cataleptique
Envase mes poings
Et leur mélodie lustrée d’onction
Ma cicatrice
Opaline
Il faut haïr sa liberté
De ne vouloir frémir
Qu’à la surface d’une mare promise
A peine plus vide
Que nos traces
Laissées
Au cœur de la scène