Dimanche 6 avril 2008



As-tu oublié l’arc des surfaces

Qui germe à toute mère des océans

A l’écho des vallées

Qu’une cornée cyclopéenne

En plein cœur

M’a recroquevillé jusqu’au fond de l’âme

 

Quand s’ouvre la tiédeur de l’impalpable

Peux-tu voir l’indélébile qui n’existe déjà plus

 

J’ai l’abrupte en transhumance

L’incarnation des fadeurs

Défiant la fièvre des équilibres frileux

 

J’ai le vertige suturé à mon ombre

L’entendras-tu s’étreindre

Là ou commence l’osmose

Au milieu des glyphes

 

Leur souffle me parle de fêlures

Par lesquelles s’égrènent

Des morceaux d’ailes

 

Et puis

Parce qu’il faut toujours quelque chose

Un jour de moins s’égoutte

Où tout n’est plus rien

 

Par Darien Viten - Publié dans : Textes poétiques
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Commentaires

Un texte captivant, tout en contrastes et en émotions. On voudrait sombrer au fond de votre océan pour y contempler votre pupille et peut être y voir notre reflet, qui sait? Des mots toujours si tranchants et si justes. Tels des doigts jouant délicatement au piano de nos angoisses, ils réveillent une à une nos déchirures. Mais c’est pour mieux vivre. Survivre tout au moins. C’est toujours un immense plaisir d’effleurer vos lignes cher Darien. Et même si la couleur indélébile en assombrit mon âme, je m’en imprègnerais jusqu’à en mourir.
Commentaire n°1 posté par V. Maen le 10/06/2008 à 20h09
Ne buvez pas trop de l'élixir interdit Mademoiselle, je ne voudrais pas être responsable de votre perte de couleur (je sais à quel point elles sont tout pour vous). Vous effleurer c'est jouer avec l'immortalité, vous le savez bien.

Je vous envoie un frisson.
Réponse de Darien Viten le 29/06/2008 à 19h47
Cher Darien, je suis si heureux d'avoir retrouvé ta trace. Trois ans, pendant ce temps j'ai cherché tes apparitions sur le forum où nous postions...mais tes textes ont disparus, et je suis heureux de te retrouver ici par le jeux des liens. Tes images sont toujours aussi frappante, le rythme, tu le maîtrise à merveille, ce qui fait de toi un maître de la poésie libérée, un art que je trouve pour ma part très difficile. amitiés Valter
Commentaire n°2 posté par Valter le 20/06/2008 à 11h14
Hé bien Valter quelle surprise en effet...
Très heureux du hasard tissé par les liens virtuels. Oui, j'ai en quelque sorte muté vers quelque chose de différent, le statique a tendance à m'enterrer. Je suis sûr qu'une part de toi rêve aussi de liberté.

J'espère que tu te portes bien toi-même, je jeterai un oeil sous peu par ta fenêtre.
A plus tard,

Amitiés,

Dar.
Réponse de Darien Viten le 29/06/2008 à 19h42
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