Parler.
Rendre aux mots leur liberté originelle. Fendre l’ovale chrysalide veinée des lumières finissantes pour restituer au présent le pouvoir d’occulter passé et futur.
La vibration des mots échappés peut alors s’allonger sur l’épiderme iridescent afin d’y cristalliser l’image du temps, celui si glissant des rêveries martyres, celui à qui pourtant rien ne résiste.
Il est difficile de dénouer les lacets d’un destin milles fois soufflé, alors il faut accepter la promenade au cœur du silence, y percevoir l’essence de son vertige chuchoté et par la poussière d’argent qui s’y dépose, mouler des lettres aussi légères que farouche.