Celui de la lumière, en premier. Celle qui éblouit et nous noie d’illusions.
Puis vient le reflet du temps qui nous enchaîne, implacable, et nous force à réfléchir, sur nous, notre
condition.
C’est alors que surgit la douleur, sourde, profonde, transformant le monde en désespoir et notre regard en
grisaille.
Le dernier reflet ne devrait jamais s’échapper du miroir car c’est celui que l’on a enterré. Il est l’incarnation
de ce que la nuit nous cache. Il est le chaos.
Quatre reflets, une vertigineuse chute au cœur de nos maux."
Outre les 4 images décrites ci-dessus représentant les quatre chapitres de ce recueil de près de 100 pages
(Luminis, Temporis, Doloris, Laceris), un jeu de miroirs existe également pour chacun des poèmes, qui dessine une nouvelle perspective, un certain recul face au thème abordé par le poème.Ces textes révèlent peu à peu ce qui dort en nous et sculpte la réalité en une image mêlant l'apparence, le psyché et ses
tourments.
Version papier ou téléchargeable, avec quelques extraits disponibles ici.
L’histoire d’un amour si léger, si doux, mais qui se meurt au fil des pages. L’histoire d’un cœur qui se consume peu à peu, entraînant avec lui
le lecteur qu’il prend pour témoin.
La solitude, le doute, la souffrance, la colère, puis las, le désir d’oublier et enfin le pardon parsèment les pages de ce
recueil. Ces textes nous montrent que la rupture est un long parcours seul dans l’ombre et qu’elle peut être très destructrice. Nous y retrouvons aussi une métaphore du temps qui passe et qui
aide à effacer les souvenirs douloureux. Mais si à la fin, l’auteur semble s’être libéré de son amour perdu, ce n’est qu’au dépend de sa vie. Cette rupture l’a usé, délavé, consumé jusqu’au bout.
C’est un pardon à bouts de force qu’il se permet d’offrir, comme par résignation.
Une mince étincelle parvient à percer les cendres de son cœur, mais la flamme semble en être éteinte à jamais.
A l’heure voilée où l’esprit s’apaise et s’ouvre à la plénitude des rêves, où le monde se gorge de sang, le sommeil peut être une chimère insaisissable.
Le puit boueux de l’attente engloutit les vestiges coagulés des lueurs. L’espace se stigmatise de la danse du réel
fantomatique. A la lumière cireuse des angoisses, l’ombre que projette leur orgie se matérialise peu à peu en cortège de décombre.
Ce n’est rien, juste une transcendance des névroses qui nous déleste de l’appétit des raisons, le regard piqué de
haine.
Un soupir offert au silence, un soupir comme une oraison, et la chair dépouillée rejoint l’étau froid du délire.